Poésie classique - La magie du cœur
Née à Asbestos en 1956, l’auteur emménage à Montréal avec sa famille en 1957. Elle quitte la Métropole en 1975 pour venir terminer ses études à Drummondville. Voulant se consacrer à sa famille, son mari et ses trois filles, ainsi qu’à ses études et son emploi, ses débuts littéraires sont plutôt timides.
Pourtant, elle fera certaines rencontres intéressantes qui auront une incidence positive et déterminante sur sa carrière littéraire; dès lors, elle se remet à sa plume de façon régulière et chemine, avec l’aide précieuse de merveilleux poètes classiques, Mme Gilberte L. Gilbert et M. le Comte Prunell de la Bisbal (France), vers la poésie classique.
Membre de l’association La Cigale Poétique du Cannet en France, en 1989 et 1990, Diane Descôteaux figure sur les palmarès français, italien et québécois comme lauréate de plusieurs prix littéraires en poésie classique. Bref, ce recueil de poèmes nous raconte l’évolution de l’auteur depuis son adolescence jusqu’à maintenant par le biais de la Magie du cœur, le sien…
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Ta poésie au ressac de la vie nous berce d’une douce volupté. Elle chante dans nos entrailles et fait jouir l’essence de nos cœurs comme une musique céleste. S’abreuvant sans cesse de beauté, d’amour et parfois de passion, elle furtive dans le temps de nos rêves telle une mer dissipant nos ombres sur nos rives égarées.
Noël-Robert GUAY
L’AMOUR
L’amour est à la fois Ce que le soleil est au jour, Ce que le sourire est à la joie Et ce que la tendresse est à l’amour.
L’amour est à la fois Ce que la vague est à la mer, Ce que la flamme est au feu Et ce que la neige est à l’hiver.
L’amour est à la fois Ce que Dieu est au croyant, Ce que la mère est au nourrisson Et ce que les jeux sont à l’enfant.
L’amour est à la fois Ce que le nuage est à la pluie, Ce que l’éclair est à l’orage Et ce que l’étoile est à la nuit.
Et comme sans soleil, il n’est de jour, Je n’existe point sans l’amour; Car l’amour de ma vie, C’est l’amour et la vie…
POUR UNE BELLE MARGUERITE
Quand de juillet nous vient l’haleine Du trèfle embaumant le matin Une rosée en porcelaine Perle aux corolles de satin. Alors qu’au loin sonne l’airain L’astre nouveau, du jour, hérite Chauffant de son rayon pourprin Pour une belle Marquerite…
Elle trône calme et sereine Resplendissante en son écrin Telle une auguste souveraine Au blanc corsage à petit grain. Ses hôtes goûtent le festin Et de ses sucs louent le mérite Jouant le « bon samaritain »
Pour une belle Marquerite…
Un jour plein de douleur soudaine Un amoureux avec sa main Toutes ses pétales égrène En « Je t’aime » sur le chemin. Or quand le blé sera châtain Annonçant l’été qui s’effrite Se fanera, triste destin Pour une belle Marquerite…
ENVOI
Ô tendre Fleur de mon lopin Je te voudrais si bien décrite ! S’inclinent la rose et l’orpin Pour une belle Marquerite…
1er prix de la ballade au XIIe Grand Prix International
des Troubadours du Cannet (France) – 1989
DE LA COUPE À LA LÈVRE
Mon âme en pâmoison subit les avalanches, Lorsqu’en ses alentours je m’enquiers à tâtons Des attraits révélant sa fossette au menton, Son iris aux couleurs d’un bouquet de pervenches.
Je songe à me blottir tout au creux de sa hanche Ronronnant doucement tel un petit chaton, Écoutant murmurer sa voix de baryton, Cependant qu’en mon flanc, son ardeur, il épanche.
Je rêve d’un baiser sauvage et primitif Délivrant mon esprit, de son être, captif Tel un philtre d’amour qui me baigne de fièvre.
Or, ainsi naît la flamme attisant le brasier; Malgré l’éloignement de la coupe à la lèvre, Le vin trouve toujours le chemin du gosier…
Sonnet
